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NOV 16, 2021
Gaël Sanquer : « Nous avons des projets avec McFly & Carlito dans les prochaines semaines »
Bonjour à tous et Aujourd’hui dans Tout pour Réussir je reçois Gaël Sanquer. Vous êtes le Directeur Délégué des médias musicaux du groupe NRJ. C’est-à-dire NRJ, Chérie FM, Nostalgie et Rires et chansons…nous allons revenir sur votre parcours, vos succès mais aussi vos projets… crédit : François BERTHIER Bonjour Gaël Sanquer…Le 21 Novembre prochain, vous fêterez vos 3 ans à la tête des radios musicales du groupe NRJ…Quel bilan faites-vous de ces 3 dernières années marquées aussi par la crise du covid ? Ça été trois années assez intenses…J’ai pris ce nouveau poste en novembre 2018. C’était une étape importante pour moi à titre personnel car je suis un enfant de la radio, je suis passionné depuis toujours…J’ai commencé la radio à 13 ans et me retrouver à la tête de ce bateau, c’est assez incroyable pour moi…Les résultats de la radio ont continué à être hyper intéressants et puis la crise du covid est arrivée…C’était inédit ! Comment les radios du groupe NRJ ont elles traversé la crise ? Nous avons adapté nos programmes. J’avais eu la chance de pouvoir discuter avec un confrère qui pilote un groupe de radios en Italie. Les italiens avaient subi un confinement inédit quelques semaines avant nous. Je lui ai donc demandé par whatsapp : « comment ça se passe là-bas ? Est-ce que vous avez le droit de bouger ? Comment tu as pu adapter ton infrastructure… » Du coup, j’ai ensuite pu équiper nos animateurs avec des systèmes leur permettant de pouvoir prendre la main à distance afin de pouvoir assurer la continuité des programmes. On pilote aussi nos contenus avec un tas de données, de chiffres et notamment les streams…On s’est rapidement aperçu qu’avec le télétravail les gens commençaient la journée un peu plus tard…On a donc décalé nos mornings plus tard dans la matinée…On a aussi lancé pas mal d’opérations spéciales comme « NRJ Big Action »où on a mobilisé les artistes avec lesquels on est assez proches qui donnaient un objet, qui ensuite était vendu aux enchères…Les sommes étaient reversées à une association d’aide au personnel soignant. Cauet, Manu Lévy ou encore Mikl sont les animateurs vedettes de NRJ…depuis un long moment…Pensez-vous à renouveler vos visages ? Mikl n’est plus chez nous…Bien-sûr que l’on pense à renouveler nos visages ! C’est un travail permanent d’aller chercher les nouveaux talents qui incarneront les programmes de NRJ dans quelques années…C’est moins simple de nos jours…Il y’a encore 10 ou 15 ans, un môme qui avait un peu de talent, de bagout ou de tchatche pouvait aller toquer à la porte de la radio locale de sa ville puis il faisait ses armes. Aujourd’hui le même gamin, il se met devant Youtube, Tik Tok ou Instagram etc…S’il est malin, il a des chances de venir millionnaire. Y-il a un animateur, un youtubeur ou même une personnalité que vous aimeriez voir dans votre groupe prochainement ? On discute assez régulièrement avec Squeezie…Il est déjà venu faire deux semaines d’émission la saison dernière…Je crois qu’il a adoré l’exercice. On discute assez régulièrement avec McFly & Carlito. On aussi des projets avec eux. C’est l’exemple type des mecs qui ont explosé dans le digital alors qu’à la base ils viennent de la radio. Nous avons des projets avec McFly & Carlito dans les prochaines semaines. A quoi vont ressembler les NRJ Music Awards le 20 Novembre prochain ? Nous avons tous les artistes français qui sont joués sur NRJ. Nous aurons la première prestation Télé d’Angèle qui revient avec un nouveau titre que l’on joue. Parmi les internationaux, Imagine Dragons sera là. Ça sera aussi leur première prestation TV en France. Ed Sheeran sera également là. D’autres artistes internationaux seront annoncés dans les jours qui viennent… Nrj est aussi partenaire de nombreux concerts d’artistes internationaux comme Shawn Mendes, Coldplay, Ed Sheeran…Comment sont créés ces partenariats ? C’est vous qui vous positionnez ou c’est les artistes eux même qui viennent vers vous? Je dirais que c’est les deux ! C’est une envie mutuelle. C’est du partenariat, de l’échange d’image…Nous avons un interet à s’associer avec le groupe Coldplay qui est à ce jour le seul groupe international à avoir rempli 4 fois d’affilée le Stade de France. C’est un groupe hyper populaire, puissant et c’est donc normal qui s’associe avec la première radio musicale de France. Vous connaissez la date du prochain NRJ Music Tour? la ville? Je n’ai pas la date exacte…Je sais juste qu’il y’a 6 NRJ Music Tour de programmés prochainement. On retourne à Lyon au mois d’avril, une date à Monaco fin juin début juillet. Un retour à Toulouse le 14 Juillet…Il y’a à peu près 10 à 12 dates par an ! On espère aussi retourner à La Défense Arena à la rentrée prochaine. Depuis que vous évoluez dans l’univers de la musique et des médias…Quelles sont vos 3 meilleures rencontres ? Professionnellement, je dirais en premier : Jean-Paul Beaudecroux (Président du Groupe NRJ). C’est une légende dans le milieu de la radio. Travailler avec lui est incroyable, hyper enrichissant…Il n’y a pas plus passionné que lui. Il a un instinct incroyable. En numéro deux, je dirais Morgane Serrano. On s’est rencontrés lorsqu’on était tous les deux animateurs radio. Ça fait 25 ans qu’on a un peu un parcours similaire. Je dirais que c’est mon frère d’arme. On partage les succès ensemble, les échecs… La troisième meilleure rencontre était avec le groupe U2! Un jour au bureau, on a vu débarquer Bono et The Edge à NRJ avec des pizzas. On a mangé des pizzas ensemble pendant une heure en discutant de tout et de rien…C’était assez irréel et incroyable ! Bono est très au fait de ce qui se passe en radio, il connaît parfaitement le marché français, le fonctionnement des médias, de la radio…D’ailleurs il habite en France, il a une maison dans le sud de la France…D’ailleurs il nous a dédicacé le carton des pizzas et c’est Morgan Serrano qui l’a ramené chez lui ! Sinon Ed Sheeran est assez impressionnant ! Gros Geek, il est au courant de tout l’airplay, de tous ses titres, sur toutes les radios en Europe…Il a accès au service qui référence l’airplay de chacune des radios dans chacun des pays. Ed Sheeran est hyper simple et abordable ! Vous êtes un homme de radio…je dirais même de radios musicales…La télévision, où les plateformes comme Spotify, deezer ou applemusic, cela ne vous a jamais intéressé ? Je suis vraiment un mec de radio ! J’ai déjà eu des discussions avec certains acteurs pure-players digitaux. Mon champ d’intervention en radio est tellement large et vaste. J’aurais peur de m’ennuyer si je me retrouvais juste à faire des playlists…Chez Nrj, je touche à tellement de choses…Il y’a de l’évènementiel, du terrain, du local, de l’info et il y’a aussi de l‘humain. On parle avec des animateurs, on coach des équipes, on monte des concepts et cela n’a pas de valeur! Interview réalisée par Saad Merzak L’article Gaël Sanquer : « Nous avons des projets avec McFly & Carlito dans les prochaines semaines » est apparu en premier sur VL Média.
NOV 12, 2020
David Hallyday : «Le live représente 50% des revenus d’un artiste »
Bonjour à tous, et aujourd’hui dans Tout pour réussir, nous recevons David Hallyday. Tu es chanteur et compositeur et aujourd’hui tu nous présentes ton nouvel album, le 14èmede ta carrière « Imagine un monde ». Bonjour David…Merci beaucoup d’être avec nous…Ton nouvel album sort le 27 Novembre prochain…Il a été composé pendant le confinement…Qu’est ce qui t’a donné envie de faire cet album ? En fait, je compose à peu près tous les jours. Le confinement n’a rien changé à cela. J’écris chaque semaine. J’ai eu envie de raconter des choses positives et pas négatives car il y’en a suffisamment de ce coté là. Je voulais faire un album sur un questionnement. Par exemple le single « ensemble et maintenant » est un titre très humaniste qui s’interroge sur « comment on peut mieux vivre ensemble ? » C’est un peu cela l’idée…Je me pose des questions comme tout le monde ! Pour résumer, je suis convaincu qu’on va pouvoir avec le temps comprendre le mécanisme de fonctionnement de comment ce monde devrait tourner…ça va prendre du temps…Il y’a une façon d’y arriver c’est d’avoir de l’empathie…de retrouver l’humain, de prendre soin de son environnement, son entourage…Cet album parle de tout cela ! Aller vers l’avant et faire les choses ensemble ! Imagine un monde sonne beaucoup avec l’actualité…à quoi ressemblerait ton monde idéal ? Beaucoup moins de disparités…Un partage des richesses équitables pour tous ! Moins de gens malheureux…Il faudrait des gens plus heureux, qui ont la banane comme ce qu’il y’avait dans les années 80 ! En tout cas, c’est le sentiment que je ressens. Initialement prévue en novembre ta tournée va être reportée…en 2021…Dans quel état d’esprit te sens-tu ? Franchement c’est galère ! Je n’aime que faire du live. C’est catastrophique pour moi car on ne bosse pas…En musique, j’aime soit être en studio, soit être sur scène avec mon équipe. C’est catastrophique pour les gens de mon équipe ! Je travaille avec des gens passionnés qui sont malheureusement au chômage technique. On ne peut pas nous enlever la notion de plaisir dans la vie. Beaucoup d’artistes vivent de ces tournées…C’est un manque à gagner important pour vous ? C’est énorme ! On a déjà vu depuis la crise du disque que les artistes vivent moins de leur métier… Du coup, on se remettait tous sur le live…Il y’a une vingtaine d’années lorsque l’on sortait un album, on faisait une tournée pendant un an voir plus et ensuite on s’arrêtait pendant trois ans. Maintenant, on fait du live tout le temps…Tout ça pour dire qu’il y’avait déjà un manque à gagner important avec la crise du disque…Maintenant, on ne peut plus faire de livre… ! Après, ceux qui ont la chance d’avoir un gros catalogue à la sacem peuvent encore s’en sortir mais les autres c’est catastrophique ! Le live représente 50% des revenus d’un artiste ! Quant au streaming, on ne touche rien du tout… As-tu pensé à faire des concerts virtuels ou est ce que tu aurais pu avancer l’horaire de tes concerts ? On ne peut pas car économiquement, nous avons un gros show et les organisateurs de spectacle perdent trop d’argent…En tout cas, pour ma part, je sais que mes équipes et moi-même, nous pouvons pas le faire ! Tu es devenu très présent sur les réseaux sociaux…ça doit être la norme aujourd’hui pour un artiste selon toi? Tu trouves ?(rires…) J’aime bien les réseaux sociaux ! Je ne regarde que le bon coté des réseaux…Je suis très actif dans tout ce qui est environnement, protection animale, y’a pleins de choses à voir…Parfois il m’arrive de poster choses qui sont privées sans être trop privé non plus… ça me permet de garder un contact avec les gens qui me suivent. Après, je poste beaucoup moins sur les réseaux sociaux que certains artistes que je suis… Il y’a quelques années tu avais été jury dans Rising Star…être membre d’un télé-crochet c’est une expérience que tu pourrais réitérer ?The Voice par exemple ? C’est une bonne question ! Je ne sais pas franchement…Rising Star a été une bonne expérience…Je pourrais le faire mais pour l’instant je ne sais pas trop…Quant à The Voice, je n’ai jamais eu de propositions. Quelles ont été les 3 meilleurs rencontres de ta carrière ? Tout d’abord il y’a mon beau père (Tony Scotti) que j’ai connu à l’âge de 15 ans donc le mari de ma mère qui a été le premier à croire en moi et voir le potentiel que j’avais lorsque j’étais petit. C’est quelqu’un de formidable dans la vie ! Il a beaucoup compté pour moi. Il y’a Neil Armstrong que j’ai eu la chance de rencontrer…L’exploration de l’espace a toujours été une passion pour moi. Enfin, je dirais Dave Grohl (chanteur des Foo Fighters et ancien batteur de Nirvana) que j’ai rencontré en studio. On sait aussi que tu es un féru de courses automobiles…Tu arrives toujours à concilier cette passion avec la musique ? Non, pas trop… ! (rires) Ce qui est intéressant dans la course automobile c’est de voir comment elle évolue. Nous sommes sur des projets de voitures de courses électriques qui pourraient voir le jour entre 2023 et 2025. J’adore la compétition aussi mais là j’avoue que je n’ai pas trop le temps… Tu as récemment confié que ton fils Cameron est un passionné de musique…il chante même dans l’une de tes chansons… Quels conseils lui donnerais-tu pour réussir dans cette voie ?Il adore la musique ! Il aime bien chanter mais je ne pense pas que ça soit sa passion car à mon avis il va plutôt s’orienter vers le cinéma, la production, la réalisation etc…ça fait un moment que le cinéma le passionne… Je lui conseillerais de vivre de sa passion, de travailler à fond, et surtout de rêver… Crédit : Nikos Aliagas Interview réalisée par Saad Merzak L’article David Hallyday : «Le live représente 50% des revenus d’un artiste » est apparu en premier sur VL Média.
14 MIN
AUG 23, 2019
MAUD BAILLY : « Nous avons un devoir de transmission chez ACCOR »
Bonjour à tous et aujourd’hui dans Tout pour réussir je reçois Maud Bailly, Chief Digital Officer de chez Accor et qui a déjà connu plusieurs vies professionnelles… Diplômé de l’ENA et l’ENS, Maud Bailly a été directrice des trains à la SNCF puis chef du pole économie à Matignon (gouvernement Valls), Maud Bailly est aujourd’hui CDO au sein du ACCOR. Bonjour Maud, Chief digital officer chez Accor, ça consiste à quoi ? Mon poste de CDO (ndlr : chief digital officer) recouvre plusieurs secteurs clés dans le cadre d’une transformation. Le premier c’est la data c’est à dire tout ce qui est autour de la donnée, le deuxième c’est les systèmes d’information…Ensuite j’ai tout ce qui est à trait à l’expérience client au sens large : CRM, Marketing digital, centre d’appels mais aussi programme de fidélité qui est profondément repensé avec le lancement de ALL, toutes les solutions apportées aux hôtels…Il y’a aussi la direction produit qui est essentielle à l’ère de l’usage du digital. Et puis aussi le réseau des ventes et de la distribution. Cela fait beaucoup boulot…A quoi ressemble votre journée type chez Accor ? Il n’y a pas vraiment de « journée type » car tout dépend si l’on parle de ma journée en France ou à l’étranger car mon périmètre couvre 100 pays et 5 principales régions. En gros, ma journée commence lorsque je suis dans le taxi, au téléphone, avec mon super assistant Julien qui me rappelle ma journée. Ensuite, je commence à lire les 50000 mails que j’ai dans ma boite de réception…Après, je fais des réunions en One-to-One avec mes collaborateurs parce que je crois beaucoup à l’importance du management et du suivi du collectif. Ensuite, je peux aussi avoir ce qu’on appelle des réunions thématiques…ça peut être une réunion où l’on va parler de l’intégration d’une nouvelle marque etc…réunion sur le lancement de ALL par exemple (Accor Live Limitless)…qui est notre nouveau programme de fidélité qui sera actif d’ici la fin de l’année. Ça peut être aussi la rencontre avec des étudiants car chez Accor, nous sommes très engagés dans le recrutement…Raconter notre secteur de l’hôtellerie et de transmission…Nous avons un devoir de transmission chez le groupe Accor. Faire aussi des tables rondes avec les directeurs d’hôtels, recueillir les feedback sur le terrain…Enfin le soir, je rentre chez moi sur les rotules mais ravie malgré quelques coups de stress dans la journée. Un peu de sport peut être durant la journée ? Le sport c’est plutôt le week-end…Je m’étais inscrite à la salle de sport d’Accor mais je crois que j’y suis allé deux fois en deux ans et demi donc mon assistant a enlevé mon abonnement. Quel type de manager êtes vous au travail ? Je crois que je suis un manager très exigeant. J’espère être aussi très bienveillante. Je dis toujours à mes équipes qu’elles sont en sécurité avec moi. J’aime les valoriser, d’accompagner leur potentiel, de les mettre en avant…Lors de mes présentations en Comex devant mes pairs avec notamment Sébastien Bazin, il m’arrive d’emmener mes équipes à mes cotés. Je trouve cela important pour accroitre leur visibilité ou leur dire merci. Précédemment, vous étiez directrice des trains à la SNCF…Comment passe-t-on des trains aux hôtels ? Par une rencontre…J’étais à un diner professionnel et dans le cadre de ce diner, j’ai eu la chance de rencontrer Sébastien Bazin (ndlr : PDG de chez ACCOR). Rien ne me prédestinait à aller chez Accor…A ce moment là, j’étais même en discussion avec une autre entreprise orientée technologie pour prendre un poste de direction générale et puis en rencontrant Sebastien Bazin, il y’a eu une forme d’accroche en terme de valeurs, de vision de transformation…Je dis toujours à mes équipes qu’il faut choisir un job en fonction de deux critères : Il ne faut pas être allergique au cœur de métier, Il faut choisir son N+1, important en terme de valeurs, de visions etc… Quelles souvenirs gardez-vous de votre passage à Matignon (époque Manuel Valls) ? Je garde le souvenir toujours ému de l’entrée dans la grande cour du 57 rue de varenne avec en haut à gauche, la déclaration des droits de l’homme gravée sur le mur. Ce que je vivais là bas était extraordinaire. J’y ai travaillé deux ans et j’étais en charge des affaires économiques et digitales. J’ai toujours eu une forme d’émerveillement, de me dire que c’était exceptionnel, qu’il fallait que j’en profite et que je fasse de mon mieux. Etes vous resté en contact avec l’ancien premier ministre Manuel Valls ? Oui ! J’ai déjeuné avec lui l’année dernière. On ne se voit pas tout le temps mais j’ai toujours plaisir à le revoir. J’ai gardé beaucoup d’admiration et de respect pour le premier ministre. Comment se fait-il que vous soyez quasi absente des réseaux sociaux ? Je suis sur Linkedin. Je n’ai pas de community manager donc les posts ce sont les miens…les réactions…Ce sont les miennes…Je ne suis pas sur les réseaux sociaux car cela prend un temps dingue pour s’en occuper soi-même…Je veux que ça soit une parole qui soit la mienne… Je n’aime pas beaucoup l’anonymat des réponses dans les réseaux sociaux. Je trouve qu’il y a une forme de gratuité qui peut être dangereuse. Quelles sont vos hobbies lorsque vous ne travaillez pas ? Passer du temps avec ma famille, déjeuner avec ma mère, voir mes amis qui sont tous formidables…Voyager, faire de la danse et DORMIR !!! Ah oui…Vous dormez beaucoup ? Oui…Je suis une très grosse dormeuse…Ce qui est très drôle c’est que les gens pensent que dans ces jobs là, tu dors 4-5 heures…Moi, pas du tout ! J’adore dormir ! Où voyez vous votre avenir dans les dix prochaines années ? Lorsque j’étais petite mon métier de rêve, c’était chirurgien de la main. On ne peut pas dire que j’ai eu du flair(rires…) Si on m’avait dit lorsque j’étais à l’inspection des finances que j’aurais fait chef de gares, chef du pôle économie et digitale chez le premier ministre puis CDO chez Accor, je pense que j’aurais doucement ricaner ou pris les gens qui disaient ça pour des fous…Ma mère a une phrase très jolie qui dit que : « La vie a plus d’imagination que nous » Nous sommes dans un monde du travail qui change tellement vite, qui est fait de tellement d’opportunités, qu’il faut rester à la fois humble et très ouvert. A l’avenir, ce que j’aimerais garder c’est du management, de la transformation, une dimension opérationnelle et aller encore plus loin dans un domaine qui me tient à cœur : pédagogie et éducation. Aujourd’hui, j’essaie de donner pas mal d’enseignements bénévoles parce que j’y crois beaucoup…Je pense que tout part de l’école…Peut être garder cette dimension managériale, transformation et aussi transmission et éducation…Mais ça, Il y’a que l’avenir qui nous le dira ! L’article MAUD BAILLY : « Nous avons un devoir de transmission chez ACCOR » est apparu en premier sur VL Média.
13 MIN
JUL 13, 2018
Jean-François Camilleri : « Ce qui me marque chez Disney, ce sont les rencontres avec les artistes ! »
Tout Pour Réussir, dix minutes d’interview avec Saad Merzak. Un retour sur la carrière d’une personnalité du monde médiatique, artistique ou économique, et les raisons de son succès. Aujourd’hui Saad Merzak reçoit Jean-François Camilleri, président de Walt Disney Company en France. Saad Merzak : Walt Disney Company, ce sont des chaines de télévision comme Disney Channel ou XD, des films à succès comme Black Panther, Avengers ou les autres super-héros de chez Marvel, de la musique, des magazines… Bref, c’est un empire colossal ! Quel bilan faites-vous de ces dix dernières années au sein de l’entreprise américaine ? Jean-François Camilleri : Cela fait maintenant 30 ans que je suis chez Disney, mais 10 ans que je dirige la partie France de la Walt Disney Company, qui regroupe donc toutes les activités dont vous avez parlé. Quand on est arrivé il y a 10 ans, toutes les sociétés étaient des sociétés spécifiques, avec chacune leur directeur général, financier, marketing, commercial. L’idée à l’époque, c’était de ne faire qu’une seule entreprise, d’intégrer toutes les fonctions afin de n’avoir qu’une seule direction financière, une seule direction marketing, et que les trois métiers que nous faisons, à savoir sortir des films dans les salles, vendre des programmes à la télévision ou fabriquer des chaines de télévision, et donner nos licences à des sociétés extérieures, soient supportés par des équipes spécifiques pour le marketing, la communication, la localisation, les ressources humaines, le juridique et la finance…. Au bout de 10 ans, l’intégration a été faite et cela se passe très bien, c’est-à-dire que tout le monde aujourd’hui se sent concerné par tout ce qui se passe dans l’entreprise, qu’ils travaillent au cinéma, à la musique, aux produits dérivés ou ailleurs. Vous êtes rentrés chez Disney au début des années 90, d’où vous vient votre passion pour le cinéma, ou plutôt l’univers Disney puisque vous avez fait l’ensemble de votre carrière là-bas ? Ecoutez, c’est un peu un hasard au départ, c’est-à-dire que je ne voulais pas forcément travailler pour Disney. Le cinéma m’intéressait, mais je n’avais pas non plus comme obsession de travailler dans le milieu. Cela a été une opportunité que j’ai su saisir à l’époque, et puis tout s’est bien passé au fur et à mesure des années : je n’ai jamais eu besoin de partir puisqu’à chaque fois il y avait un nouveau défi qui m’attendait, que j’avais envie de relever. Je suis ainsi parti aux Etats-Unis où j’ai vécu pendant 2 ans, puis je suis revenu en France pour travailler sur des films français, j’ai eu la liberté de créer un label comme Disney Nature, et il y a eu enfin la grande aventure de la Walt Disney Company France et le regroupement de chacune des activités. Vous avez gravi les échelons petit à petit, quelles ont été vos meilleures rencontres professionnelles ? Il y a des rencontres au sein de l’entreprise qui sont importantes, mais que les gens ne connaîtront pas. Il est clair qu’on ne pourra jamais oublier la première personne qui vous fait confiance et qui vous donne un poste, parce que sans elle rien n’aurait commencé. Les personnes qui ont 10 ou 15 ans de plus que soi, quand on a 25 ans, et qui permettent d’apprendre plus vite sont clés, de même que les gens à l’extérieur qui permettent de s’ouvrir à autre chose, pour pouvoir nourrir Disney. Il y a eu Kevin Allison, qui m’a engagé il y a presque 30 ans, mais également Dominique Guerin, qui à l’époque m’avait donné une chance dans l’agence de publicité qui travaillait pour Disney, grâce à qui j’ai pu commencer, et puis enfin plus récemment les gens de bonne pioche qui sur le domaine de la nature m’ont aidé à réaliser mon rêve de créer Disney Nature. Il y en a évidemment plein d’autres mais la liste serait trop longue. Vous avez également travaillé à Los Angeles dans les années 90, quels souvenirs gardez-vous de cette période américaine ? Le monde était complètement différent, à l’époque c’était l’univers des fax, des télex, il n’y avait pas d’internet, bien évidemment pas de portable, pas de réseaux sociaux a fortiori.. C’était vraiment un monde différent, Los Angeles n’était pas la ville excitante qu’elle est aujourd’hui. C’était donc beaucoup de travail, 12h sans s’arrêter quasiment, tous les jours, dans un univers complétement anglo-saxon. C’était dur, je ne profitais pas du soleil, de la chaleur ou de l’océan, mais j’ai appris énormément de choses. Je pense que passer 1 an et demi là-bas m’a permis d’avoir les fondations, notamment de construire des relations avec les américains, pour rester aussi longtemps dans l’entreprise. Quand on travaille dans la filiale d’une société américaine dans un autre pays, on ne connaît pas le fonctionnement américain. J’ai la chance d’avoir travaillé là-bas et de connaître le fonctionnement, je pense que c’est aussi ça l’un des secrets de ma longévité. Disney a été un révélateur de talents incroyables, vous avez dû en rencontrer des stars que cela soit à Cannes, à Hollywood ou lors de leur venue promo à Paris. Quelles sont celles qui vous ont marqué et pourqui ? Moi, ce qui me marque, ce sont les artistes, ceux qui créent. L’avantage qu’on a chez Disney, c’est qu’on travaille beaucoup avec des animateurs et avec des réalisateurs de films d’animation, qui sont en terme artistique extraordinaires. Donc les rencontres avec les gens de chez Pixar, de chez Disney, ou bien évidemment du studio Ghibli, à commencer par Hayao Miyazaki, m’ont appris énormément de choses. L’avantage c’est que j’ai été au début de l’aventure Pixar, de l’aventure Ghibli, au début du renouveau de l’aventure Disney. J’ai donc vu des producteurs, des réalisateurs, voire des animateurs grandir ; j’ai connu John Lasseter il y a plus de 20 ans, j’ai connu Pete Docter, aujourd’hui devenu le nouveau patron de Pixar. Quand j’ai sorti Princesse Mononoké de Miyazaki, c’était il y a bientôt 20 ans, et il avait encore une grande partie de sa carrière devant lui. Ce sont des moments exceptionnels puisqu’on est avec des vrais artistes. J’ai rencontré également tous les comédiens et les réalisateurs avec qui on a pu travailler, que ce soit Bruce Willis, Robert Redford, Angelina Jolie pour Maléfique, ou encore Michael Douglas qui vient d’ailleurs bientôt à Paris. Pour moi, toutes ces rencontres sont vraiment ce qu’il y a de plus fort. A quoi ressemble une journée type de travail dans votre vie ? Beaucoup d’organisation en amont, je sais la veille ce qu’il va falloir que je fasse le lendemain. Je me prépare pour faire en sorte de ne pas me faire avoir par les mails qui tombent au fur et mesure. Quand je me réveille le matin, je sais exactement les 10 choses qu’il faut que je fasse absolument dans la journée, et je fais en sorte que ces choses-là soient prioritaires par rapport à tout le reste. Il y a toujours des inconnues et des choses inattendues qu’il faut que je règle rapidement, mais ma journée est ultra organisée parce que sans organisation on n’y arrive pas. J’ai beaucoup d’équipes à gérer, une à Amsterdam, une à Bruxelles, une à Paris, en plus de gérer Walt Disney Company France, Benelux, l’Afrique francophone et le Maghreb. Sans une obsession de l’organisation, je ne pourrais pas y arriver. Mais alors avec tout ça, est-ce que vous avez le temps d’assister à certains tournages Disney ou pas du tout ? Oui, parce que je pars du principe que ce n’est pas forcément passer beaucoup de temps qui fait avancer, j’essaie de travailler assez rapidement en étant très concentré, donc j’arrive à me dégager beaucoup de temps à la fois pour ma vie privée et pour les gens de la société que j’essaie de voir souvent. Pour les tournages, je vais chaque année sur ceux des films Disney Nature parce que je les produis. L’avantage, c’est qu’ils sont souvent tournés dans des endroits extraordinaires, tels que le Pôle Nord, les Bahamas, l’Ouganda, le Kenya ou encore le Sri Lanka. L’inconvénient, c’est que cela prend du temps, mais on a les moyens, on est plus comme avant scotchés sur un bureau. On peut travailler pratiquement n’importe où, et c’est aussi ce qui nous donne la possibilité de faire tout ce qu’on veut. Vous êtes très actif sur Twitter, est-ce que c’est important pour vous les réseaux sociaux ? Ils ont leurs limites, mais cela reste un moyen extraordinaire de parler à plusieurs milliers de personnes, de faire passer des messages et d’améliorer, si c’est nécessaire, l’image d’un film ou de l’entreprise. Je veux surtout être actif sur ce qui peut faire avancer les choses dans la société en général, parce qu’il y a beaucoup de combats à mener, notamment sur l’environnement, et Twitter nous permet de parler à des gens qui ne sont pas forcément dans le premier cercle de Disney. Si les gens veulent avoir des informations sur Disney, sur Star Wars ou sur Marvel, ils peuvent les avoir à peu près partout, mais ce n’est pas moi qui les apporterait. En revanche, dire ce que le responsable de la Walt Disney Company pense sur un sujet, ou comment il utilise la société Disney pour faire avancer un projet sociétal, c’est cela qui m’intéresse. A quoi vont ressembler les vacances du patron de Walt Disney Company cet été ? Mes vacances ressemblent à celles de n’importe qui, 2 semaines au soleil dans le sud de la France en famille pour prendre du bon temps. Donc déconnexion totale, pas de réseaux sociaux, pas de téléphone ? Dans la mesure du possible oui, cela m’est déjà arrivé plusieurs fois de partir en vacances sans mon portable, pendant une dizaine de jours à l’étranger, et la société continue à tourner sans aucun problème. Aujourd’hui vous avez 54 ans et une carrière bien remplie, qu’est-ce qui pourrait vous faire plaisir dans les 10 prochaines années ? La seule condition est de prendre du plaisir. Comment ? Je ne sais pas, parce que tout bouge très vite, mais ce qui est important c’est le plaisir. Je n’ai jamais voulu aller au travail, j’ai toujours été très conscient que ce qui était important c’était d’être heureux en arrivant au bureau ou même le weekend, parce qu’on sait que son activité professionnelle est remplie de bonnes choses. Dans les 10 prochaines années, je veux que cela continue, peut être chez Disney ou à l’étranger, mais toujours dans cette optique de prendre du plaisir. L’article Jean-François Camilleri : « Ce qui me marque chez Disney, ce sont les rencontres avec les artistes ! » est apparu en premier sur VL Média.
13 MIN
MAY 4, 2018
Joel Bouraima : « C’est Kanye West qui m’a fait venir au Etats-Unis »
Tout Pour Réussir, dix minutes d’interview avec Saad Merzak. Un retour sur la carrière d’une personnalité du monde médiatique, artistique ou économique, et les raisons de son succès. Aujourd’hui Saad reçoit Joël Bouraima, l’un des coachs sportifs privés les plus en vue de la planète, avec des clients comme Omar Sy, Kanye West ou la famille Kardashian. Saad Merzak : Tout d’abord, comment devient-on coach sportif ? Joël Bouraima : Aujourd’hui il existe le BPJEPS. C’est une formation d’un an qui mène à une filière universitaire que j’ai empruntée et qui vous emmène sur un cursus de trois ans. Après je pense que pour devenir coach, il faut avant tout être passionné par le sport et avoir une envie d’aider les gens à évoluer au travers du sport. S’il n’y a pas cette envie, cette passion, je pense qu’on fait le métier de coach pour les mauvaises raisons. Justement, lorsque tu étais adolescent, tu avais déjà envie de t’orienter vers le coaching sportif ? Quand j’étais adolescent il n’y avait pas encore beaucoup de coachs. À cette époque, même les salles de sport ou de muscu en général n’étaient pas répandues comme aujourd’hui. Donc déjà rentrer dans une salle de muscu c’était quelque chose ! Une fois rentré tu n’avais pas encore de coach personnel. Tu avais les coachs plateau, c’est-à-dire un monsieur dans son bureau. Tu lui demandais un programme et puis tu te débrouillais après. En France, on te connait peu. À quoi ressemblait ta vie avant de partir à Los Angeles ? C’était la vie d’un coach qui voulait s’en sortir et évoluer sur Paris. Donc il a fallu se faire un nom, être assez fort pour évoluer dans cette jungle parisienne que je ne connaissais pas spécialement. Les coins que j’ai fréquentés en étant coach, ça n’était pas forcément les coins dans lesquels je sortais avant, avec mes amis par exemple. Donc il a fallu redécouvrir Paris, sa population et faire mon trou. Un jour justement, en 2009, tu deviens coach dans une salle de sport qui s’appelle « L’Usine ». Qu’est ce qu’il se passe après ? Là-bas c’était plutôt bien, c’était une très belle porte d’entrée pour le coaching puisque c’était l’un des endroits les plus chics de Paris, on va dire, pour coacher. C’était une plateforme où tous les milieux se rencontraient et moi j’ai réussi à me faire mon petit nom dans ces milieux là, de manière à ce que les gens parlent de moi à l’extérieur et même à l’international. C’est là que j’ai rencontré le client qui m’a ensuite présenté Kanye West. Le client que tu avais à « L’Usine » te dit qu’il connait Kanye West. Comment ça s’est passé ? Ça s’est fait de manière très simple. On était à table et il m’a sorti son téléphone sur lequel il y avait une photo de Kanye West et lui. Il y avait un sourire sur les lèvres de Kanye West, il sourit très peu habituellement, et je me suis dit que pour avoir ce genre de photo tu dois le connaitre un minimum. Là il me dit que oui, et que justement Kanye arrive sur Paris pour enregistrer son album « Yeezus » et qu’il va avoir besoin d’un coach pendant quatre mois. Moi j’ai sauté sur l’occasion et le lendemain j’ai le manager de Kanye qui m’appelle en me disant qu’ils allaient arriver sur Paris, qu’il avaient entendu parler de moi et il me demande si je suis disponible, où est-ce que j’entraine etc, … et ça s’est fait quoi. Ça fait maintenant quelques années que tu bosses pour Kanye, est-ce que contractuellement tu dois-être dispo quand il a besoin de toi ? Comment ça se passe ? Kanye là je le vois beaucoup moins ces temps-ci, je suis beaucoup plus avec les sœurs Kardashian, Kourtney et Khloe par exemple. C’est Kanye West qui m’a fait venir aux Etats-Unis, qui m’a fait faire un visa sous l’une de ses compagnies ce qui fait que je dépendais un peu de lui. Pour moi ça c’était un peu un problème parce que ça ne me permettait pas de me développer d’un point de vue professionnel sur Los Angeles. Depuis l’année dernière j’ai réussi à changer mon visa et à passer sous un visa où je suis beaucoup plus libre. Ça ne m’empêche pas de continuer à travailler avec lui mais si un jour il pète un plomb et qu’il me dit « je ne veux plus de toi », je peux encore rester aux Etats-Unis. C’est un peu ce que je voulais faire, ne pas être appuyé sur eux et pouvoir évoluer sans eux au cas où. Tu as beaucoup voyagé avec Kanye West, notamment sur une tournée de plusieurs dates, également avec les sœurs Kardashian. Est-ce que tu as des anecdotes à nous raconter ou des souvenirs qui t’ont marqué ? Pour moi, tout ce que j’ai pu faire avec eux déjà c’est un souvenir, surtout les premières fois en fait. Me retrouver parfois au fin fond de la pampa (ndlr la campagne) italienne avec Kanye West où il n’y avait que lui, moi et sa styliste, on se baladait pendant trois heures à chercher des tissus différents, il allait chercher dans des usines de jean des trucs différents puisqu’il était déjà dans la création de vêtements etc… Rien que ça, même si ça n’est pas du sport, ça a été une expérience de fou pour moi parce que c’est dans ces moments là que t’apprends sur les gens, tu les connais un peu plus et pouvoir passer du temps avec une personne comme ça c’était plutôt cool. Le basket est aussi l’une de tes passions. Est-ce que tu as eu l’occasion de côtoyer des gens de la NBA ? Ouais, j’ai eu la chance de pouvoir entrainer Tristan Thompson qui est le petit copain de Khloe Kardashian. L’été dernier j’entrainais Khloe, Tristan était en vacances à Los Angeles, et un jour elle me demande si je peux venir un peu plus tôt le lendemain pour entrainer Tristan et donc on a fait sa prépa sur tout l’été. Ça s’est bien passé, j’ai eu des bons retours donc ça va sûrement se reproduire sur le prochain été. Quand on t’écoute ça a l’air d’être plutôt pas mal mais est-ce qu’il y a quand même des contraintes dans ton mode de vie ? Est-ce qu’il y a des choses que tu ne peux plus faire comme avant ? Des gens que tu ne peux plus voir ? … Dans ce genre de métier il faut que tu donnes l’impression d’être presque disponible tout le temps pour la personne, sauf que tu n’as pas qu’une personne. Si tu pouvais te dédoubler, te multiplier ça serait parfait mais quand t’es tout seul, le travail de coacher les gens c’est pas ça le plus dur. Aujourd’hui le plus difficile pour moi c’est d’organiser mon emploi du temps et de placer tout le monde aux heures qu’ils me demandent, aux jours qu’ils me demandent… Tu ajoutes à tout ça les voyages, les déplacements, donc il faut réussir à jongler avec tout ça et essayer de maintenir tout le monde le plus heureux possible. En parlant d’emploi du temps, tu vis maintenant à Los Angeles, à quoi ressemble une journée type de travail là-bas ? Ça commence déjà plus tôt que la France, les premières séances peuvent commencer à 5h30/6h. Ça parait fou mais c’est normal. Après en France j’avais quand même des séances à 7h/8h déjà. Mais c’est bien de commencer les journées si tôt aussi, en tout cas moi je préfère parce que je les finis aussi plus tôt. À 18h là-bas j’ai fini ma journée alors qu’en France je pouvais travailler jusqu’à 20h, 21h, 22h, … La plupart du temps ce que je fais c’est que la matinée je suis chez les particuliers donc je me déplace chez les gens, de maison en maison, et l’après-midi j’ai un pied-à-terre à West Hollywood où les gens viennent à moi. En début d’interview j’ai cité tes principaux clients, est-ce qu’il y a d’autres stars avec qui tu voudrais travailler prochainement ou est-ce qu’il y a des stars qui veulent travailler avec toi et qui t’ont contacté récemment ? J’ai été contacté récemment par des groupes américains que je ne connaissais pas spécialement tu vois, des groupes de country, des groupes de pop… Donc là j’ai commencé à travailler avec certains d’entre eux, ça se passe plutôt bien. Après moi j’étais obsédé par Jay-Z tu vois donc ça va je m’en suis rapproché, j’ai eu Kanye West, c’est déjà pas mal ! Mais travailler avec quelqu’un comme ça, au delà encore de l’aspect sportif, ça permet de rencontrer l’homme et voir ce qu’il dégage en vrai et voir s’il est ce que je me représente de lui. Lorsque tu ne travailles pas, est-ce que les gens que tu coaches sont des amis dans la vie ? Par exemple, est-ce qu’il t’arrive d’aller boire un verre avec la famille Kardashian ? Boire un verre non mais après ils sont super cool, tu vois. Je suis invité dans pas mal d’événements, j’ai fait la soirée d’avant Noël de Kris Jenner et les Kardashian où il y a plein de gros noms invités. C’était assez fou d’être au milieu de tout ça. Après je suis aussi invité aux anniversaires tu vois. Mais aux Etats-Unis, la barrière entre professionnel et amical, faut pas non plus essayer de la franchir trop vite. Pour l’instant, on est cool, on s’entend bien mais pas encore de là à aller boire un verre. Dernière question, est-ce que tu envisages un jour de revenir travailler en France définitivement ? Maintenant que je suis à Los Angeles et que j’ai des bases qui se construisent là-bas, ça va être dur de revenir définitivement en France. Alors que quand j’étais en France, je me voyais partir définitivement aux Etats-Unis. J’essaie de construire les choses avec différents projets qui me feront faire des allers-retours entre les Etats-Unis et la France, et pour moi ce serait le dilemme parfait. L’article Joel Bouraima : « C’est Kanye West qui m’a fait venir au Etats-Unis » est apparu en premier sur VL Média.
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