Opus 26: Jeu

JUL 1, 2014

Description

This week I went traveling with my beautiful friend. On the road there were amazing things, amazing new people, amazing recipes, amazing discussions, amazing reunions. She is such a positive influence on me, so this song is about joy. Unfortunately, when I was about to record this song, the electricity shut down because of a storm, so the sound quality is lower than usual. —— Cette semaine je suis partie en voyage avec ma belle amie, sur la route il y avait plein de belle choses, des belles rencontres, des belles recettes, des belles discussions, des belles retrouvailles. Elle est une personne tellement positive pour moi, alors cette chansons est la joie. Malheureusement, au moment d’enregistrer cette chanson, l’électricité est tombé à cause de la tempête, la qualité sonore est donc passable étant donné cette contrainte imprévue. http://www.c3wife.com/Opus/Opus26.m4a Alex said this song really reminds him of his favorite poem Alex dit que cette chanson lui fait penser à son poème préféré Le jeu —— Ne me dérangez pas je suis profondément occupé Un enfant est en train de bâtir un village C’est une ville, un comté Et qui sait Tantôt l’univers. Il joue Ces cubes de bois sont des maisons qu’il déplace et des châteaux Cette planche fait signe d’un toit qui penche ça n’est pas mal à voir Ce n’est pas peu de savoir où va tourner la route de cartes Ce pourrait changer complètement le cours de la rivière À cause du pont qui fait un si beau mirage dans l’eau du tapis C’est facile d’avoir un grand arbre Et de mettre au-dessous une montagne pour qu’il soit en haut. Joie de jouer! paradis des libertés! Et surtout n’allez pas mettre un pied dans la chambre On ne sait jamais ce qui peut être dans ce coin Et si vous n’allez pas écraser la plus chère des fleurs invisibles Voilà ma boîte à jouets Pleine de mots pour faire de merveilleux enlacements Les allier séparer marier Déroulements tantôt de danse Et tout à l’heure le clair éclat du rire Qu’on croyait perdu Une tendre chiquenaude Et l’étoile Qui se balançait sans prendre garde Au bout d’un fil trop ténu de lumière Tombe dans l’eau et fait des ronds. De l’amour de la tendresse qui donc oserait en douter Mais pas deux sous de respect pour l’ordre établi Et la politesse et cette chère discipline Une légèreté et des manières à scandaliser les grandes personnes Il vous arrange les mots comme si c’étaient de simples chansons Et dans ses yeux on peut lire son espiègle plaisir À voir que sous les mots il déplace toutes choses Et qu’il en agit avec les montagnes Comme s’il les possédait en propre. Il met la chambre à l’envers et vraiment l’on ne s’y reconnaît plus Comme si c’était un plaisir de berner les gens. Et pourtant dans son oeil gauche quand le droit rit Une gravité de l’autre monde s’attache à la feuille d’un arbre Comme si cela pouvait avoir une grande importance Avait autant de poids dans sa balance Que la guerre d’éthiopie Dans celle de l’Angleterre. Référence : GARNEAU, Hector de Saint-Denys, Poésies. Regards et jeux dans l’espace. Les Solitudes, Montréal, Fides, 1972, p. 33-34.